Extraits

Zéline Cho présente Tartelettes Disséminées sur Corps Alangui

On finit par faire route ensemble, les bras chargés de matières premières prometteuses. Sur les hauteurs de la promenade, tu suggères une halte pour profiter de la vue. La balustrade contre laquelle je m'appuie est cernée de buissons. Tu te loves contre mon dos, tes bras m'enlacent affectueusement. Sans que je perçoive la nuance, tes mains se font subtilement plus canailles, le souffle chaud qui s'échappe dans mon cou entre tes baisers ravageurs  m'immobilise dans une posture passive. Je profite des frissons qui parcourent mes épaules et se répandent le long de mon dos. L'effet que tu produis sur moi reste énigmatique tant l'envie que tu suscites est immédiate, j'accepte cet état de fait sans lutter, je bénis simplement ces petits moment d'ivresse.

Discrètement, mais avec la dextérité du séducteur que tu peux être, tes doigts se frayent un chemin le long de mon bas-ventre. De ton bras libre, tu m'invites à me tourner face à toi.

J'ai envie de croire que nous parvenons parfaitement à être discrets. Je jette un œil  au dessus de ton épaule et je constate que nous agissons dans l'indifférence générale qui caractérise Paris. Tu continues à me caresser les petites lèvres avec des gestes confiants et précis. Tu les déplies avec d’infinies précautions, si bien que je disparais rapidement dans une bulle de plaisir, essayant juste de ne pas émettre de son sans équivoque. Tu sens mon sexe se gorger de plaisir, tu remontes vers mon petit bouton de marguerite que tu effeuilles en me titillant à un rythme soutenu, mais toujours très doux. L'excitation accumulée depuis le matin et ta dextérité concourent à ce que je m'abandonne rapidement.

 

Krystel présente Cabine d’Essayages Et Plus si Affinités

Je suis nue, à la merci d’un homme que je ne connaissais pas il y a une heure. Son sexe est vigoureux. J’en veux plus que tout au monde. La furie s’est emparée de mes entrailles. Je suis prise dans ses filets et j’adore ça. Je suis comme écartelée entre ses mains. Elles m’auscultent en profondeur. Sous toutes les coutures. Ses doigts s’engouffrent dans mes deux trous en même temps. Je décolle du sol et tombe par moment dans le creux de ses bras musclés. J’exige qu’il me défonce ! Qu’il éponge de sa langue les liquides qui s’échappent de moi sans que je puisse intervenir.

Je ressemble à un pantin démantibulé. Manipulé par son maître. Je n’ai jamais connu ça. Oui, humm, c’est trop bon ce qu’il me fait ! J’aime. J’aime. J’aime tant qu’il faut qu’il aille plus loin, encore plus loin.

Je jouis et l’arrose.

—   Une femme fontaine ! S’écrie t-il. C’est bon ça. Dis donc, t’étais en manque ma jolie ! Qu’est ce qu’il fait ton mari ?

—   Je… Il… Il…

—   Chut ! Ne dis rien, ça pourrait te faire mal de dire… De constater qu’il n’est pas à la hauteur des tes délires…

 

Karl retourne vers mes seins. Il les lèche. Je frissonne. Il aspire les pointes et les mange. Y tournicote la langue. Son sexe puissant m’attire. J’ose enfin le toucher. D’une main fébrile je juge enfin de son calibre. C’est un gros calibre. Fortement veiné. Dur. Très dur. Ses soubresauts trahissent l’intensité de son érection. C’est chaud. Je masturbe mon amant de passage, les yeux toujours pendus à son regard.

J’ai envie de sentir son gros engin en moi. Cette machine infernale que je presse et décalotte à souhait. Son possesseur ne bronche pas. Il ne lâche même pas un soupir. Ni ne décille. Est-il si insensible à ce point ? Moi je n’en peux plus. Je veux qu’il s’enfonce dans ma figue et qu’il me lime pendant des heures. Qu’il me fasse hurler de plaisir. Je m’arrache alors à ses étreintes et me dirige vers le fauteuil. Je me tourne et me penche en avant. Prends appui sur les bras de cuir rouge et attends, jambes évasées, qu’il daigne me pénétrer. Et quoi beau diable, regarde mon cul ! Les écluses sont ouvertes ! Le pot est plein de bonne confiture d’abricot. Y’a juste qu’à faire sauter le couvercle ! Qu’est ce que t’attends ?

 

 

Pierrette Lavallee Scotté :Amour en Match Retour

Le son se prolongeait, encore, encore…jusqu’à ce qu’il se rende compte que les vociférations étaient réelles, qu’il s’était assoupi et qu’il avait appuyé par inadvertance sur la télécommande, relevant ainsi le pied du lit et mettant à mal sa cheville brisée.

— Oh mon dieu, je suis désolé, gémit-il en croisant le regard, non pas empli de désir, mais de colère que la jeune femme posait sur lui.

— Mais que vous ai-je fait ? murmura-t-elle en secouant la tête. Oh misère, j’ai l’impression d’entendre des petits oiseaux et de patauger dans le brouillard.

— Je m’excuse encore, balbutia-t-il. Je ne vous avais pas vue et…

— Je déteste le foot, affirma-t-elle, je n’aimais déjà pas ça avant mais maintenant j’ai ce sport en horreur. Je veux du rugby ! Mater les petits culs de ces « Dieux », j’en mouille ma petite culotte…

— Hum, je crois que vous êtes encore sous l’effet de la morphine, répondit Quentin en se mordant la lèvre pour ne pas rire.

— Bien sûr que je le suis, je ne parle pas de mes fonctions intimes habituellement. Enfin à part avec Estelle. Saviez-vous qu’elle est une femme fontaine, fit-elle comme si elle chuchotait alors que sa voix était parfaitement audible, y compris pour ceux étant à l’extérieur de la chambre.

— Non, je l’ignorais mais je ne crois pas qu’elle voudrait que tout le monde soit au courant de sa particularité, répondit-il en réprimant un nouveau sourire

— Et son copain, Alex, continua-t-elle de plus belle. Il adore ça, il dit qu’il a l’impression de baigner dans une mer de « mouille ».

— Je crois que ça suffit maintenant, rétorqua-t-il d’un ton sévère.

 

Quentin vit la jeune femme faire une moue triste avant de se mettre à pleurer à gros sanglots, attirant l’attention des infirmières.

— Mais que lui avez-vous fait ? demanda l’une d’elles en s’énervant. Cette patiente fait toujours un mauvais trip après une prise de morphine, d’habitude elle nous régale de petites anecdotes croustillantes, jamais elle n’a pleuré, jamais !

 

Max Heratz présente La Putain de ces Messieurs

—       Ecartez les cuisses, Madame Ménillant !

 A plat ventre sur le bureau de son banquier, Clarisse s’exécute. Bien plantée dans ses escarpins noirs à boucles dorées, il lui faut écarter davantage les jambes pour compenser les quinze centimètres de talon qui la rehaussent, obligeant ainsi son pourfendeur à se mettre sur la pointe des pieds. Etant à présent à sa portée, il la fouille avec ses doigts et elle a honte de lui laissé découvrir l’état d’excitation dans lequel elle se trouve. Les doigts de l’homme sont si trempés en ressortant de son intimité qu’il lui enfonce son majeur dans l’anus. Il glisse tellement bien qu’elle ne ressent rien. Pourtant jamais personne ne s’était aventuré dans cette région !

Soudain, elle sent le sexe mâle qu’elle vient de sucer s’enfoncer en elle. La jupe blanche relevée sur la taille, la jolie blonde aux yeux bleus est sans aucun doute la plus belle femme de cette ville de province que bien des hommes convoitent. Hélas pour eux, son cœur n’est plus à prendre. Elle est mariée à Vincent Ménillant et très amoureuse de ce jeune architecte qui vient de s’installer dans une maison de Maître, un héritage familial auquel il tient particulièrement.

Vincent est un artiste. Il dessine, modélise, rêve d’une ville modèle pour un monde exemplaire. Il s’inscrit à tous les appels d’offre et le plus souvent il termine parmi les finalistes. Hélas, il ne dépasse jamais ce stade et la décision finale lui a toujours échappée.

[.......]

Quand Clarisse a été convoquée par le banquier pour trouver une solution à l’état catastrophique de ses comptes, elle a plaidé pour le projet sur lequel son mari travaille. Ennuyé, Jean-Bernard Reinhar lui a expliqué qu’il allait être obligé de bloquer les comptes jusqu’à ce que ces derniers soient régularisés :

—       Ne faites pas ça, s’il vous plaît ! Si vous bloquez les comptes vous tuez Vincent !

—       Mais que puis-je faire d’autre ? Vous avez vu le découvert que vous avez ? Si Paris voit ça je me fais virer ! J’ai pas envie de perdre mon poste non plus ! La maison est hypothéquée et les frais de succession ont été réglés avec un de mes prêts, encore un ! Vous n’avez plus de capital sur lequel je pourrais prendre des garanties !

 

Clarisse laisse ses larmes couler lentement, en silence :

—       Vous avez raison… Mon mari me dit souvent que son seul capital c’est moi !

—       Et c’est la plus belle chose qu’il possède, n’en doutez pas chère madame.

—       Il faut qu’on trouve une solution !

 

Soudain les yeux du banquier s’éclairent. Il se lève de son fauteuil, croise les mains derrière son dos et, pensif, il fait de grands allers-retours avant de se rendre à côté de son interlocutrice qui est restée assise en le regardant, interrogative :

—       Il y aurait peut-être une solution…

—       Dites la moi monsieur Reinhar !

—       Et bien, disons que si votre mari possède un capital, je pourrais être intéressé par les intérêts de ce dernier…

 

Peur d’avoir mal interprété, elle lui répond :

—       Comment ça ?

 

Le banquier caresse la joue de la jeune femme qui vient de réaliser qu’elle avait très bien compris. Elle ferme les yeux, laissant ruisseler sur son visage, les larmes qui redoublent d’intensité. Elle se sent vaciller, à deux doigts de faire un malaise. Non, ce n’est pas possible, pas ça, pas à elle ! Elle ne sent même pas la main de l’homme d’affaires glisser dans son décolleté. Alors qu’il se saisit d’un sein, il lui triture le téton entre le pouce et l’index. Surprise, elle ouvre les yeux et en sursautant légèrement elle laisse échapper un « oh » de surprise. L’homme enlève sa main et regagne sa place :

—       Alors Madame Ménillant, on fait quoi ? On bloque les comptes ou j’encaisse les intérêts sur le coin du bureau ?

 

Jonathan Fayol présente Juliette ou la passion de la nature

J'étais fasciné, ahuri, subjugué, en transe. Devant moi s'élançaient vers le ciel deux fesses appétissantes dont le fumet puissant et agressif m'attaquait les narines. Si j'étais au jardin d'Eden, j'en sentais le doux parfum fleuri, et j'étais bien décidé comme dans la Genèse à donner au serpent sa digne fonction : faire éclater la vérité dans l'esprit et le corps de cette magnifique femme qui me présentait son derrière si généreusement. Elle s'appelait Juliette. Elle n'avait ni la taille, ni les mensurations d'un top-modèle et c'était précisément ce qui me plaisait chez elle. Oh elle était pourtant bien sculptée, mais taillée par sa vie, son travail, son plaisir, et non par quelque entité abstraite définie comme norme de beauté universelle. J'aurais voulu la dessiner si je n'avais pas eu le nez dans une affaire d'un enjeu bien supérieur, car elle me rappelait par ses dimensions la Vénus d'Alexandre Cabanel ; fraîche, gracieuse, légèrement potelée, des courbes délicates et moelleuses invitant aux caresses les plus décidées. Sa chevelure sombre et soyeuse brillait d'une noirceur éclatante qui contrastait avec sa peau laiteuse.

Derrière elle, je me tenais à genoux complètement nu. J'étais à l'arrêt, comme un chien de chasse flairant la piste d'un gibier. En face d'aussi somptueuses boules de cristal, je pouvais lire l'avenir. Tout me paraissait clair, limpide et évident. Plus je sniffais son cul, et plus la réalité m'apparaissait sous un jour nouveau. Des frissons me parcouraient l'échine, et une lave bouillante échaudait mon bas-ventre.

—   Oh Juliette ! Quelle joie que votre fruit défendu soit si mal défendu. En vérité je vous le dis, voilà venu la sentence du jugement nouveau ! Nulle jouissance ne pourrait vous être épargnée maligne créature !

—   Cher ami, j'observe avec ravissement votre enthousiasme si touchant. J'en suis à la fois flattée et excitée, mais concevez que je suis dans une position inconfortable et que je ne saurais restée ainsi pendant des heures sans recevoir les conséquences de vos avances. Néanmoins, votre curieuse fascination à l'égard de mon postérieur pique ma curiosité de femme, et si le cœur vous en dit, je souhaiterais savoir ce que vous en pensez vraiment Ne suis-je donc pas une femme parmi les femmes ? Un être humain parmi les êtres humains ?

—   Juliette, ma belle, pourquoi votre qualité d'humaine et de femme amoindrirait vos attraits, j'y vois pour ma part deux bonnes raisons de plus de vous adorer. Placé ainsi au-dessus de votre croupe, j'ai l'impression saisissante d'être face à un livre incroyable. A peine en-ai-je entraperçu la couverture, que je voudrais en écarter les pages afin d'y prendre une grande inspiration salvatrice, convaincu que cette peau onctueuse qui suscite tant mon imagination, cache au-delà de ses frontières de biens séduisantes connaissances. Certains culs se goûtent, d'autres se dévorent, d'autres encore se mâchent et se digèrent lentement. Elan de curiosité passionné et d'amour envers la beauté du monde, envers toutes ces formes, ces matières et ces énergies que l'on ne peut point découvrir uniquement par notre éducation morale et la froideur de notre intellect. Ô Erato ! Ma Juliette! Je me sens cosmonaute, explorateur du futur, traversant de lointaines contrées perdues dans l'espace ! Votre trou noir galactique m'appelle, m'aspire ! Il me tient par les cornes... Je ne saurais lui résister plus longtemps.

—   Voilà qui est bien parlé Joe! Faites-donc, faites-donc !

 

Clarissa Rivière présente Repas de famille

Elle se lève vivement et il lui emboîte aussitôt le pas. Ils se sont compris. Ils manquent de temps pour se lancer dans de longues conversations. À peine la porte franchie, le jeune homme écrase sa bouche sur la sienne et l’embrasse fougueusement. Sans se séparer, ils s’engouffrent au hasard dans la première pièce ouverte, une salle de bain. Ce tout jeune homme est décidément trop appétissant. Sylvie est prise d’une furieuse envie de le goûter, une véritable fringale qui ne lui laisse pas le choix. Elle tombe à genoux devant lui, défait les boutons de son jeans, et dégage son sexe, l’enfournant aussitôt dans sa bouche. Mais c’est sans compter sur l’émotion de la jeunesse. Le jeune homme ne résiste pas longtemps à un tel traitement, il ne sait pas encore retenir sa jouissance. Il est dur comme du bois depuis leurs premiers échanges de regards. À peine au contact de la jolie bouche rouge, il jouit et y déverse des flots de jeune semence. Sylvie retient un mouvement de déception. Déjà… elle le garde dans sa bouche, ne pouvant se résoudre à laisser glisser de ses lèvres ce délicieux bâton de chair au goût si savoureux. Elle enroule sa langue autour de lui, encore et encore, à la recherche de la moindre goutte qui aurait pu lui échapper.

À sa grande joie, elle le sent durcir, se tendre, enfler, envahir toute sa bouche. Avec l’insolence de ses dix-huit ans, il s’érige à nouveau et profite de cette bouche qui l’accueille sans se poser de questions. Pierre prend de l’assurance et s’inspire des films pornos regardés en douce sur son ordinateur. Il ne se laisse plus faire cette fois, il prend les commandes, montre qu’il est l’homme. Il appuie sur la tête qui s’agite sur son sexe, lui imprime un rythme plus rapide, plus intense et plante son membre loin dans sa bouche. Sylvie réussit à dépasser un début de nausée et ouvre grand la bouche, accueillant de son mieux le membre conquérant.

Le jeune homme reste concentré sur la quête de son orgasme qui monte à nouveau, fort, irrésistible, et explose dans la bouche de Sylvie. Surprise, elle étouffe un hoquet, se retient de tout recracher et boit le délicieux breuvage qui se déverse directement dans sa gorge. Elle qui se délectait à lui offrir la plus divine des fellations, voilà qu’il éjacule encore. Si vite. Quelle frustration… Folle jeunesse qui ne sait pas profiter, au membre vigoureux, à la production infinie de sperme riche en épices de toutes sortes. Sylvie aurait bien aimé sentir monter son plaisir, profiter de son goût, s’emplir les joues peu à peu. Là, il s’est répandu directement sans lui laisser le temps de le savourer, lui laissant seulement un arrière-goût d’épices, d’amende et de noisette.

 

Erik Torrent présente Lectures croisées

Mathilde se lève, enfile son imperméable qu’elle laisse ouvert et lui fait signe de se lever. Elle se love contre lui et l’embrasse langoureusement. Une main d’Arnaud s’est nichée sur son sein gauche qu’il caresse tendrement. Elle appuie sur ses fesses pour qu’il se colle encore plus à lui : elle veut sentir son sexe contre son pubis. Puis elle s’écarte et lui chuchote.

—   Je vais penser à toi toute la journée, mon bel inconnu. Ne rate pas ton train ce soir. Tu ne le regretteras pas, je te le promets !

 

Quand il monte dans le train du soir, elle lit déjà, une main discrètement posée sur un sein. Elle fait mine de ne pas le voir. Quand le train démarre, elle se lève et, d’un regard, lui fait comprendre de la suivre. Elle se rend aux toilettes et ferme le verrou derrière eux. Il n’a pas le temps de réagir qu’elle l’embrasse avec volupté. Tantôt elle se frotte contre lui comme une chatte en manque de câlins, tantôt elle s’écarte légèrement pour dénouer sa cravate et déboutonner sa chemise. Arnaud oublie où il se trouve, il s’enivre de son parfum. Ses mains découvrent son corps. Elles glissent sous sa jupe, la troussent doucement, découvrent qu’elle ne porte rien d’autre que ses bas. Il n’est pas vraiment surpris. Il déboutonne son chemisier. Il interrompt leur baiser pour se baisser et embrasser ses mamelons si attirants. Il les lèche, les suce, les tète. Il aime les sentir si sensibles. Il se délecte des gémissements de la belle. Mais bientôt, c’est elle qui le repousse, elle s’accroupit devant lui, défait sa ceinture puis baisse son pantalon et son caleçon. Elle s’approche enfin de l’objet de ses fantasmes. Elle le caresse doucement, puis le prend en bouche avec gourmandise. Elle joue avec. Elle aime qu’il soit bien érigé pour elle, pour son plaisir. Elle le sent vibrer sous ses coups de langue. De ses mains, elle caresse les fesses de cet homme dont elle ne connaît même pas le nom. Elle se sent dévergondée, catin, vicieuse. Et cela ne fait qu’accroître son désir !

 

Sacha Lou présente Des Papillons au Creux du Ventre

Vêtue d’un blouson, elle sent ce dernier glisser le long de ses bras pour s’échouer à terre alors que Jack extirpe du jean de la jeune femme la chemise blanche rayée de bleu et de marron qu’il déboutonne avec dextérité. Tout en l’embrassant, il défait le soutien-gorge noir qui vole à travers la pièce. Il emprisonne dans ses paumes ces magnifiques 90B d’une insolente beauté, qui se tiennent droits, fièrement, donnant à la jeune femme une allure effrontée. Elle recule légèrement les épaules, bombant le torse et plonge une main dans les cheveux de son complice. La bouche contre le sein, il enroule le téton de sa langue experte, tel un serpent étouffant sa proie, puis il le mordille tout en pinçant l’autre d’une main leste. Lui qui a tant rêvé de malmener cette poitrine pour asseoir son autorité et la faire sienne, il est au comble du bonheur. Il caresse ces deux superbes globes, doucement, triturant les tétons durcis dans un sens, puis dans l’autre. Gina n’offre aucune résistance. Il y a longtemps que la raison l’a abandonnée Satisfait des petits cris qui lui fait pousser et des rictus accompagnant ces derniers, il s’interrompt pour finir de la déshabiller. Le pantalon dévoile de longues jambes fuselées aux cuisses bien galbées. A genou devant la jeune femme, il fixe le sexe lisse qui se laisse entrevoir à travers la transparence du string de dentelle noire. Il demeure ainsi, figé, pendant quelques secondes :

—   J’aime l’indécence des femmes…

—   Et encore, vous n’avez rien vu !

 

Doucement, elle descend le sous-vêtement en le laissant sur ses chevilles qu’elle écarte légèrement. Ils ont suffisamment discuté pour connaître les goûts de l’autre, surtout ceux de Jack. L’entrecuisse rutilante, Gina met en avant son bassin aidant son amant à venir goûter la source de la vie. Tout à coup elle sent com-me une décharge électrique monter le long de sa colonne vertébrale :

—   Putain, le salaud ! Mais c’est vrai que vous savez y faire avec les femmes !

 

Préférant la laisser sur sa faim, il recule la tête et lève les yeux. Elle le toise quelques secondes puis, tel un défi, elle le repousse délicatement, se tourne et prend appui sur le lit, sans plier les genoux. Les fesses en l’air, les jambes tendues légèrement écartées, elle s’offre, impudique et ouverte.

 

Marie Laurent présente L’annonce

Véra fait « non » de la tête. La blonde poursuit :

— Aujourd’hui, vous vous occuperez de monsieur André, l’un de nos clients les plus fidèles. Il vous attend derrière le guichet. À vous de jouer.

 

Elle la plante là, devant cette lucarne où, d’un instant à l’autre, le vit d’un inconnu montrera le bout de son nez. Véra la fixe bêtement, tout en triturant ses gants de laine troués. Sa gorge est sèche. Pas de chance. Elle se sert un verre d’eau et le vide d’un trait. Ça va mieux. Elle se sent prête pour le grand saut. En avant pour la luxure.

Le chibre de monsieur André est pâle et flasque, presque transparent. Il ressemble à l’une de ces méduses échouées sur la plage de l’Atlantique où enfant, Véra passait ses vacances. Elle s’amusait à retourner à l’aide d’un bâton cette masse gélatineuse. Aujourd’hui, on va la payer pour jouer avec. Au fait, combien ? Elle n’a pas pensé à interroger la taulière. On verra plus tard, quand le poireau aura dégorgé.

Elle s’agenouille, approche ses lèvres de la méduse, commence à la taquiner de la pointe de la langue. La chose frémit, comme sous un petit vent chaud. Véra continue ses effleurements. La peau est douce, tendre à croquer. Elle résiste à l’envie de mordre dedans. Monsieur André ne serait pas content et alors, adieu le boulot. Véra s’applique à lécher le membre à présent durci. Ses petites dents aiguës frôlent le gland. Les halètements qu’elle perçoit de l’autre côté de la cloison rythment ses coups de langue. Lorsque la masse molle est devenue couteau rigide, elle l’enfourne entièrement, l’enveloppe de salive tiède. Le couteau grandit encore jusqu’à toucher le fond de sa glotte. Elle frôle l’asphyxie. Surtout, ne pas faiblir. L’explosion finale n’est pas loin. Monsieur André éjacule par saccades; de longues giclées tièdes que Véra aspire goulûment. 

Fin de la partie. Le sexe redevenu mollusque se replie de l’autre côté de la cloison. Véra essuie sa bouche barbouillée de sperme. Sa langue et son palais sont imprégnés d’une saveur âcre et puissante de marée. Depuis toujours, elle raffole des moules et des calamars. Tout à l’heure, elle achètera une pizza aux fruits de mer et pour l’accompagner, une bouteille de muscadet. Si toutefois l’essai est concluant.

— Félicitations, déclare madame Irma un peu plus tard. Vous avez réussi haut la main votre examen de passage.

— C’est vrai ? balbutie Véra. Je n’ai pourtant rien accompli d’exceptionnel.

— Taratata ! Monsieur André est ravi. La preuve ; il vous veut demain à sa disposition, disons, à la même heure. En ce qui concerne la rémunération, la partie fixe correspond au SMIC horaire. La partie mobile est laissée à la discrétion des clients. Une bonne pipeuse peut facilement doubler son salaire.

 

 

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